Maintien de l’ordre : à quoi servent les drones ?

July 29, 2019

 

Les quelque 180 gilets jaunes qui défilaient à Nancy le 6 juillet ont souvent levé la tête vers le ciel : deux drones de la gendarmerie, un DJI Mavic 2 Entreprise et un Phantom 4 (des appareils civils), ont bourdonné toute l’après-midi au-dessus de leur tête. Depuis 2016, la gendarmerie a de plus en plus recours aux drones dans les opérations de maintien de l’ordre.

 

« Cela nous permet de prendre de la hauteur, au sens propre comme au figuré », résume le colonel Sébastien Dordhain à la tête du groupement de gendarmerie départementale de Meurthe-et-Moselle. L’utilisation d’un drone nécessite la présence de deux hommes sur le terrain : un télépilote et un chef de mission chargé de prendre en compte l’environnement pour son collègue. Une vingtaine est formée au pilotage dans la région de gendarmerie du Grand Est, qui dispose de 8 appareils.

 

 

Photo HDUn drone de type DJI Mavic 2 Entreprise déployé par la gendarmerie lors de la manifestation des gilets jaunes du 6 juillet à Nancy   Photo ER /Élie GUCKERT

 

 

Manifestez, vous êtes filmés

 

« L’objectif du drone, c’est d’éclairer le commandement et d’aider à la prise de décision. C’est un œil déporté », explique le colonel. Moins cher et plus simple à utiliser qu’un hélicoptère, le drone permet au responsable d’une opération de maintien de l’ordre d’observer tout ce que ses hommes sur le terrain ne sont pas en capacité de voir, et donc de réduire le niveau d’incertitude.

 

Dans ce reportage, quelques images montrent un entraînement de la gendarmerie nationale en opération de maintien de l'ordre, avec un drone

Ces informations peuvent aider à passer à l’action. « Les images permettent de cibler un groupe d’individus et d’ordonner à mes hommes de tirer des grenades lacrymogènes ou de procéder à des interpellations » Cela procure à cet œil du ciel un effet dissuasif sur les manifestants. « Cela rassure et sécurise aussi nos hommes sur le terrain », affirme Sébastien Dordhain.

 
Encadrement légal

Grâce aux images, les gendarmes peuvent aussi faire du « RetEx » (retour d’expérience).

« En les revisionnant on peut analyser les modes opératoires de l’adversaire, ainsi que nos propres pratiques. »

 

Les drones peuvent également servir pour surveiller les mouvements de foules lors de grands événements ou encore à la gestion du trafic. De « vrais couteaux suisses ! Mais leur utilisation est encadrée juridiquement par la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) », tiens à préciser le colonel.

 

Chaque demande d’emploi fait en effet l’objet d’une analyse préalable par le chef du groupe des forces aériennes de gendarmerie. Quant aux images, à moins qu’elles ne soient versées à un dossier judiciaire, elles sont soumises au même régime que la vidéosurveillance de la voie publique et ne peuvent être conservées plus d’un mois.

 

Cette publication a été adaptée par Cédric Giboulot pour les lecteurs de Centraledrones.com. Le blog de Centraledrones est une sélection des meilleures articles concernant l'aérien, les sous marins, et les drones terretres sur le web.

 

 

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